Les personnes ressources ...

                                           la nécessité d'un statut.

Je reviendrai brièvement sur la nécessité de donner aux personnes "ressources" une vraie fonction organique au sein des établissements scolaires. Pour ma part, une des raisons du manque d'inefficacité de notre enseignement est sa rigidité structurelle face à l'évolution de ses besoins en terme de ressources humaines. Si des possibilités existent déjà d'un point de vue disciplinaire, au point de vue économique on prend conscience de l'importance de disposer, non plus d'un "économe", mais bien d'un service financier avec, en son sein, une personne disposant d'une formation de gradué en comptabilité au minimum. Mais en ce qui concerne l'aspect pédagogique rien n'est encore fait d'un point de vue structurel. Certaines grosses écoles ont pu dégager du temps NTPP à cet aspect du problème mais les plus petites structures en son dépourvues. Or, il me semble que si l'on désire vraiment améliorer la qualité de notre enseignement, nous devons nous en donner les moyens. Les directions sont bien trop absorbées par leur travail administratif que pour pouvoir vraiment mettre en place une politique efficace d'amélioration de la qualité de notre enseignement, d'intégration des nouvelles technologies, un plan de formation globale des membres du personnel à l'utilisation de l'outil informatique, une planification réfléchie des investissements technologiques, la constitution d'une bibliothèque pédagogique numérique ou la création d'une cellule de recherche et développement pédagogique au sein même de l'établissement.

A l'image des conseillers en prévention, ne pourrait-on pas mettre en place une personne ressource par CES? Cela permettrait de disposer pour chaque établissement d'un(e) spécialiste, de réaliser une économie d'échelle, tout en favorisant l'échange entre les établissements et le développement d'initiatives pédagogiques.

Le travail d'une personne ressource fait de plus en plus appel à de nombreuses connaissances et compétences tant informatiques que pédagogiques et relationnelles. Dans les années à venir certaines écoles pourront se trouver devant le problème du remplacement de cette personne partie, soit en congé de maladie, soit à la pension. Ne faudrait-il pas, dès lors, petit à petit se constituer une réserve de recrutement à l'image de ce qui se met en place aujourd'hui pour les conseillers pédagogique ou les directeurs.